Partager l'article ! Pas de destination sociale au bâtiment des soeurs du Bon secours: En l’absence de réponse à notre question écrite, notre groupe a dem ...
En l’absence de réponse à notre question écrite, notre groupe a demandé lors du dernier conseil municipal à quel stade en était le transfert du Centre communal d’action sociale (C.C.A.S.) dans
le bâtiment des Sœurs du Bon Secours situé à l’angle des rues du Bon Secours et du Conventionnel Geoffroy. Rappelons que ce bâtiment a fait l’objet d’un don en 1851 par
Mme Debionne à la ville de Fontainebleau sous réserve que la Ville l’utilise pour des actions à caractère social (délibération du 14 février 1851). Ce fut le cas jusqu’en juillet 2003 puisque le
local était alloué aux Sœurs du Bon Secours de Troyes qui y avaient organisé leurs permanences
de soins. A leur départ, sous l’ancienne mandature c’est le relogement du C.C.A.S. qui est prévu sur ce site (délibération en conseil municipal du 23 juin
2005).
La majorité
actuelle avant sa réélection en mars 2008 semble inspirée de la même volonté, deux délibérations en conseil municipal (26 janvier 2006, 28 juin 2007 -rapporteur Odette Hugot-)
consacrant le déménagement.
Changement de programme au début de l’année 2009 : les travaux sont estimés trop coûteux, et ce ne sera pas le CCAS qui sera transféré, mais les services « commerce » et « manifestations et événements»
(l’association le club des ainés disposant par ailleurs d’une partie du local).
La possibilité d’installer un accueil crèche ou halte-garderie n’a visiblement même pas été envisagée.
Pour justifier l’entorse au vœu du légataire, l’adjoint en charge du patrimoine (l’adjointe aux
affaires sociales ne s’exprimant pas sur la question) n’hésite pas à affirmer que les services transférés rendent de toute façon « un service
social ».
Qu’il y ait une différence entre l’acception du social au
XIXème siècle qui inspirait Mme Debionne la donatrice et celle qui inspire les dispositions du code de l’action social et des familles, cela est incontestable, mais de là à laisser croire que
tout service de la ville est social, voilà une extension pour le moins audacieuse !
Il ne s’agit ni plus ni moins d'un habillage maladroit pour justifier la priorité donnée à certains services sur d’autres mais aussi le non
respect, par la ville, de ses engagements à l’égard des donateurs. Quelle confiance ces derniers pourront-ils désormais avoir dans la parole donnée par la collectivité avec un tel
précédent ?
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