Partager l'article ! Politique culturelle de Fontainebleau : des contradictions évidentes: Le groupe Fontainebleau pour tous tente à longueur ...
Le groupe Fontainebleau pour tous tente à longueur de commissions et conseils municipaux de comprendre la politique culturelle poursuivie par la majorité municipale.
A l'instar de la politique d'investissement focalisée sur une couteuse réfection du Grand Parquet pendant que les autres édifices municipaux
attendent dans l'état de délabrement que chacun connait,
c'est maintenant la politique culturelle qui, pour la prochaine saison, prend le chemin du prestige alors même que les moyens de la politique culturelle
municipale sont réduits (voir notre précédent article sur la réduction de 30% du budget de programmation).
C'est dans ce contexte qu'était en discussion lundi 6 Juillet, lors du conseil municipal la signature d'une convention pluri-annuelle avec la
compagnie la Péniche-Opéra qui se voit offrir une résidence artistique sur Fontainebleau.
Soyons clairs, notre intention n'est pas de juger de l'intérêt artistique du projet de la Péniche-Opéra, ni de l'intérêt de promouvoir l'art lyrique à 60 km de Paris, mais nous
nous interrogeons sur le bien-fondé de ce choix au regard des moyens disponibles et des conséquences que cette décision ne manquera d'avoir sur la diversité de l'offre culturelle
locale.
Il
est nécessaire, pour étayer ce constat, de considérer ces quelques chiffres : la subvention de la Péniche Opéra représente pour 2009, 30% de l'ensemble des subventions culturelles
municipales (30 000 euros sur un total de 106 300)
et l'achat des 4 spectacles programmés sur la prochaine saison, soit un engagement financier de
54 144 euros sur un total de 300 000
(soit 18%).
Cet engagement nous semble excessif mais surtout, il est, de toute évidence, fait au détriment d'autres actions culturelles majeures dont notamment la pratique
amateur.
Nous avons cité en séance, l'exemple d'une association qui anime une dizaine d'ateliers de théâtre pour une bonne centaine de jeunes et d'adultes qui ne perçoit que 1500 euros de la
municipalité et a vu sa subvention réduite d'un quart pour 2009 pendant que la Péniche-Opéra se taillait la part du lion...
Nous avons également relevé l'incohérence qu'il y a, à se vouloir la locomotive culturelle du Sud Seine-et-Marne en finançant lourdement une
résidence théâtrale au bénéfice de tout le canton, alors que dans le même temps, l'on relève régulièrement les tarifs des autres services culturels (écoles de musique et
de dessin) pour les publics non-bellifontains ...
Enfin, l’organisation par l’école de musique et la péniche opéra, dans le cadre de la convention de salons de musique à domicile, au
sein de « salon spacieux disposant d’un piano » et à destination des seuls proches (famille, voisins et amis) interroge fortement l'affectation des deniers publics quand ceux-ci
servent à mettre en œuvre des actions auprès de cercles privés aisés. Il est vrai que
Fontainebleau serait bien en peine d’imiter la ville de Genève qui organise des salons musicaux publics au sein de sa bibliothèque
municipale.
La campagne d'auto-promotion de Frédéric Valletoux, par magazine interposé, laisse entrevoir des ambitions autres que municipales. Nous craignons sincèrement que la politique culturelle actuellement menée ne soit uniquement au service de cette ambition et non au service des Bellifontains.
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