Partager l'article ! Le "Grand Paris" de Christian Blanc : vers la fin du mouvement de décentralisation, près de 30 ans après les lois Deferre: Le Grand Paris vers ...
Le Grand Paris version
Christian BLANC opère une recentralisation des décisions stratégiques au profit du Gouvernement et préfigure ce que le Gouvernement veut imposer à toutes les collectivités
territoriales sur tout le territoire français.
L'État décidera seul. Par la création d'une Société du Grand Paris, le Gouvernement reprend le contrôle direct de l'organisation des transports en Ile-de-France, tout en laissant
aux collectivités territoriales la charge d'en financer l'exploitation. Et, ultime provocation, il veut enlever au STIF*, présidé par la région Ile-de-France, la totalité de son patrimoine pour
le transférer à la RATP, ce qui le privera de sa capacité à investir dans les priorités pour les Franciliens.
Or la métropole parisienne est porteuse de projets et de dynamiques dont il serait inconcevable de faire table-rase. La région IDF et l'ensemble des départements ont arrêté en 2008 un ambitieux « Plan de mobilisation » qui propose de rattraper, en dix ans, le retard accumulé ces trente dernières années. La Région et les collectivités ont programmé 12 milliards d'euros d'investissements et invité l'État à y participer, mais toujours sans réponse de sa part.
Paris-Métropole a ouvert la voie d'un partenariat moderne, souple, au service de tous les habitants de l'agglomération parisienne. C'est dans cette voie qu'il faut poursuivre : nous voulons un partenariat stratégique sur les décisions qui doivent être prises conjointement par le Gouvernement et les collectivités territoriales, et les financements seraient partagées équitablement avec un engagement ferme de l'État sur la part qui lui revient.
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